Pectocalmine® N/- sans sucre, sirop

VERFORA SA

Composition

Principes actifs: Codeini phosphas hemihydricus; Guaifenesinum; Ephedrini hydrochloridum; Polygalae extractum liquidum.

Excipients

Sirop: Saccharinum; Saccharum; Aromatica: Vanillinum et alia; Color: E 150d; Conserv.: E 211, E 218.

Indication pour les diabétiques: 15 ml de sirop contenant 10,25 g de saccharose (= 185 kJ/43 kcal, soit env. 1 unité pain), il est contre-indiqué pour les diabétiques.

Sirop sans sucre: Sorbitolum; Saccharinum; Cyclamas; Aromatica: Vanillinum et alia; Color: E 150; Conserv.: E 211, E 219. (15 ml = 90 kJ/21,15 kcal).

Forme galénique et quantité de principe actif par unité

15 ml de sirop contiennent:

Codeini phosphas hemihydricus 20 mg; Guaifenesinum 300 mg; Ephedrini hydrochloridum 15 mg; Polygalae extractum liquidum 31,5 mg.

Indications/Possibilités d’emploi

Toux aiguës et chroniques accompagnant des affections tussigènes telles que bronchites, trachéites, laryngites.

Posologie/Mode d’emploi

Adultes et enfants dès 14 ans: 15 ml 4×/jour (entre les repas).

Chez les patients souffrant d’insuffisance hépatique, rénale ou cardiaque ainsi que chez les patients âgés, la posologie initiale sera diminuée de moitié par rapport aux doses recommandées ci-dessus, et pourra éventuellement être augmentée en fonction de la tolérance et des besoins.

Si après 7 jours de traitement, la toux ne s’améliore pas ou s’aggrave, on ne procédera en aucun cas à une augmentation des doses, mais à un réexamen de la situation clinique (voir «Mises en garde et précautions»).

Contre-indications

Hypersensibilité à l’un des principes actifs ou des excipients, conformément à la composition, en particulier aux alkyl-parahydroxybenzoates (allergie aux groupes para pour les sirops Pectocalmine N/Pectocalmine N sans sucre en raison de leur teneur en agents conservateurs E 218 et E 219, respectivement).

Intolérance au fructose, p.ex. en cas de déficience congénitale de fructuose-1,6-diphosphatase (concerne le sirop Pectocalmine N en raison de sa teneur en saccharose, ainsi que le sirop Pectocalmine N sans sucre en raison de sa teneur en sorbitol).

Enfants de moins de 14 ans.

Grossesse ou menace d’un accouchement prématuré, allaitement.

Contre-indications liées à la codéine

Pathologie obstructives chroniques des voies respiratoires (p.ex. accès aigu d’asthme bronchique), emphysème pulmonaire, insuffisance respiratoire, hypertension, perturbation du rythme cardiaque, insuffisance cardiaque, pathologies entraînant une importante sécrétion muqueuse (p.ex. syndrome d’hypersécrétion), insuffisance hépatique et/ou rénale sévères, diverticulite, en période postopératoire après chirurgie intestinale, dépendance aux opiacés.

La codéine est contre-indiquée chez les patients connus pour être des métaboliseurs ultra-rapides du CYP2D6.

·La codéine est transformée en son métabolite actif morphine par les isoenzymes hépatiques CYP2D6, dont il existe plusieurs polymorphismes génétiques. Les patients avec un phénotype «métaboliseur ultra-rapide du CYP2D6» ont une activité élevée de CYP2D6, de sorte que des taux sériques toxiques de la morphine peuvent se développer même à faible dose. Ces «métaboliseurs ultra-rapides» peuvent présenter des symptômes de surdosage, tels que vertiges, sédation profonde, essoufflement, nausées et vomissements, jusqu'à un arrêt respiratoire et cardiaque.

·Chez les mères allaitantes, qui sont «métaboliseurs ultra-rapides de CYP2D6» et qui suivent un traitement à la codéine, il existe un danger important de surdosage et de décès du nouveau-né par une concentration sérique élevée en morphine. En cas de signes de toxicité aux opioïdes, une surveillance étroite du patient est d'une importance considérable.

Contre-indications liées à l’éphédrine

Hypertension artérielle, signes d’hyperexcitabilité ventriculaire, insuffisance coronaire, myocardiophathie obstructive, thyréotoxicose, phéochomocytome, glaucome par fermeture de l’angle, troubles urétro-prostatiques avec risque de rétention d’urine, états acidotiques; utilisation simultanée d’IMAO.

Le sirop Pectocalmine N contenant 10,25 g de saccharose par dose de 15 ml, il est contre-indiqué aux diabétiques.

Mises en garde et précautions

Contre-indications relatives

Affections vasculaires graves, hypothyroïdie, hypertrophie de la prostate, épilepsie et patients recevant des glucosides cardiaques (éphédrine).

Hypovolémie et séquelles d’attaque cérébrale.

Mises en garde et précautions

L’utilisation de la codéine n’est pas recommandée pour traiter la toux et le refroidissement chez les adolescents âgés de 12 à 18 ans dont les fonctions respiratoires sont altérées, ceci pouvant conduire à des symptômes de surdosage d'opiacés. Cependant, si Pectocalmine N et Pectocalmine N sans sucre sont administrés, il faut prêter une attention particulière aux symptômes de dépression respiratoire. Pectocalmine N  et Pectocalmine N sans sucre ne doivent pas être utilisés chez les enfants âgés de moins de 14 ans.

Une toux persistante demande d’en rechercher les causes qui requièrent un traitement spécifique, notamment asthme, bronchite chronique, bronchiectasie, obstacles endobronchiques, cancer, infections bronchopulmonaires, insuffisance ventriculaire gauche quelle que soit l’étiologie, embolie pulmonaire, épanchement pleural.

Etant donné que Pectocalmine N et Pectocalmine N sans sucre contiennent des substances antitussives à action centrale associées à un expectorant, leur utilisation dans les toux productives demande une prudence particulière, car l’inhibition du réflexe tussigène et de l’autonettoyage des voies respiratoires peut provoquer une stase indésirable des sécrétions bronchiques et comporte donc le risque d’un bronchospasme et d’une infection des voies respiratoires.

En cas d’apparition de réactions allergiques, le traitement doit être arrêté immédiatement et un médecin avisé sans délai.

En cas de constipation chronique, ne pas prendre Pectocalmine N de manière prolongée.

La codéine peut engendrer une dépendance tant physiologique que psychique et provoquer des symptômes de sevrage à l’arrêt abrupt du traitement. Ces manifestations peuvent survenir surtout chez l’utilisateur chronique et chez le nouveau-né de mère intoxiquée à la codéine.

L’attention des sportifs sera attirée sur le fait que ces préparations contiennent des principes actifs pouvant induire une réaction positive des tests pratiqués lors des contrôles antidopage.

Interactions

Interactions liées à la codéine

La codéine interagit par potentialisation mutuelle avec les autres agonistes des opiacés, les anesthésiques généraux, les sédatifs, les narcotiques, les hypnotiques, les neuroleptiques, les IMAO, les anti-histaminiques et l’alcool.

L’emploi simultané d’autres dérivés morphiniques (analgésiques ou antitussifs) peut potentialiser la dépression respiratoire des morphiniques, en particulier chez l’enfant et le sujet âgé.

Interactions liées à l’éphédrine

La guanéthidine renforce l’action α-sympathomimétique directe de l’éphédrine et l’éphédrine antagonise l’action de la guanéthidine. De plus, l’éphédrine, en association avec des antidépresseurs tricycliques, peut provoquer des crises d’hypertension et des arythmies. En association avec des glucosides digitaliques, elle peut induire des arythmies.

Interactions liées à la guaifénésine

L’action des myorelaxants et des sédatifs peut être renforcée.

Alcool

L’alcool entraîne une majoration de l’effet sédatif des antitussifs à action centrale. Par conséquent, la consommation d’alcool devrait être évitée pendant un traitement par Pectocalmine N ou Pectocalmine N sans sucre.

Grossesse, allaitement

Pour certains des principes actifs contenus dans Pectocalmine N/Pectocalmine N sans sucre, il existe des évidences de risque foetal basées sur l’expérience chez l’animal et chez l’être humain (p.ex. développement d’une dépendance à la codéine chez le foetus et symptômes de sevrage et/ou risque de dépression respiratoire chez le nouveau-né) et les risques liés à l’emploi de ces médicaments chez la femme enceinte dépassent largement les bénéfices possibles. Par conséquent, Pectocalmine N et Pectocalmine N sans sucre sont contre-indiqués chez la femme enceinte.

Allaitement

La codéine passe dans le lait maternel. Quelques cas d’hypotonie et d’apnée ont été décrits chez ces nourrissons, après ingestion par les mères de codéine à doses suprathérapeutiques. Par conséquent, Pectocalmine N et Pectocalmine N sans sucre sont contre-indiqués chez les femmes qui allaitent (voir «Contre-indications»).

Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

Le patient doit être informé du risque que Pectocalmine N et Pectocalmine N sans sucre peuvent entraver la capacité de réaction et restreindre la capacité de conduire un véhicule à moteur ou d’utiliser des machines.

Effets indésirables

Circulation sanguine et lymphatique

Cas isolés: granulocytopénie.

Système immunitaire

Rarement: réactions allergiques (voir «Contre-indications»).

Cas isolés: réactions pouvant aller jusqu’au choc anaphylactique et nécessiter un traitement d’urgence.

Système nerveux

Occasionnellement à fréquemment: sédation et, surtout chez l’enfant, inhibition du centre respiratoire (voir «Surdosage»).

Rarement à occasionnellement: somnolence, léthargie, euphorie, hallucinations, vertiges, troubles du sommeil, insomnie, états d’excitation.

Cas isolés: états de désorientation.

Troubles oculaires

Rarement à occasionnellement: troubles visuels (en raison d’une détérioration de la coordination visuomotrice).

Oreille et conduit auditif

Rarement à occasionnellement: troubles auditifs.

Troubles cardiaques

Occasionnellement: palpitations cardiaques (cas isolés de bradycardie), troubles du rythme ventriculaire (surtout en cas d’un traitement digitalique simultané).

Troubles vasculaires

Fréquemment: légers maux de tête (surtout en début du traitement).

Cas isolés: sensation de chaleur.

Organes respiratoires

Rarement à occasionnellement: bronchospasme, sécheresse de la bouche.

Cas isolé: dyspnée.

Troubles gastro-intestinaux

Fréquemment: nausées, vomissements, constipation.

Occasionnellement: intolérance gastrique avec brûlures.

Troubles cutanés

Rarement à occasionnellement: éruptions de type allergique (exanthème, prurit, urticaire).

Troubles musculosquelettiques

Rarement: tremblements.

Troubles généraux et accidents liés au site d’administration

Aux doses suprathérapeutiques: hypotension, syncopes, bradycardie, augmentation du tonus de la musculature lisse (estomac, voies biliaires, vessie), diminution de l’activité péristaltique.

Vigilance et risque d’accoutumance: voir «Mises en garde et précautions» et «Effets sur l’aptitude à la conduite».

Surdosage

Un surdosage provoque une intensification des effets indésirables énumérés ci-dessus et une augmentation des risques décrits sous «Mises en garde et précautions».

Symptômes

Surdosage lié à la codéine

Signes chez l’adulte: dépression aiguë des centres respiratoires (cyanose, bradypnée); somnolence, vomissements; exanthème fugace, prurit; oedème pulmonaire; convulsions, ataxie, coma.

Signes chez l’enfant (seuil toxique 2 mg/kg, en prise unique): bradypnée, apnée; myosis; bouffées de chaleur et oedème au visage; éruption urticarienne; rétention d’urine, convulsion; collapsus cardio-vasculaire, coma.

Surdosage lié à l’éphédrine

Insomnie, agitation, états d’anxiété, altérations psychiques, tremblement des mains, palpitations cardiaques, extrasystoles, hallucinations visuelles et acoustiques, convulsions, hyperthermie, collapsus cardiovasculaire, arrêt respiratoire.

Surdosage lié à la guaifénésine

La guaifénésine est peu toxique. Après ingestion massive accidentelle, il faut s’attendre à une relaxation musculaire.

Traitement d’un surdosage aigu de Pectocalmine N ou Pectocalmine N sans sucre

Symptomatique et de soutien; évacuation gastrique, le cas échéant un alphabloquant, nitroglycérine, un anticonvulsivant, un tranquillisant benzo-diazépinique et/ou un neuroleptique.

En cas de dépression respiratoire: respiration assistée ou artificielle, naloxone i.v. La brève durée d’action de cet antagoniste opioïde peut rendre nécessaire des administrations répétées.

Les parents doivent être informés qu’il est impératif de conserver les préparations Pectocalmine N et Pectocalmine N sans sucre hors de la portée des enfants.

Propriétés/Effets

Code ATC: R05FA02

Mécanisme d’action

Pectocalmine renferme une combinaison de substances dont l’action est essentiellement antitussive, sécrétolytique, bronchodilalatrice et antispasmodique.

Pharmacodynamie

La codéine, chimiquement étroitement apparentée à la morphine, supprime le réflexe de toux par action directe sur le bulbe rachidien et semble exercer un effet desséchant sur la muqueuse respiratoire; elle augmente aussi la viscosité des sécrétions bronchiales. De plus, elle possède un effet analgésique central et, en doses plus élevées, inhibe le centre respiratoire. La durée d’action d’une dose thérapeutique est d’environ 4 à 6 h.

L’éphédrine est un sympathomimétique qui, en stimulant de façon indirecte les récepteurs tant α- que β-adrénergiques, exerce des effets stimulateurs de longue durée sur le système cardio-circulatoire ainsi que sur le SNC. Aux doses thérapeutiques, elle provoque une bronchodilatation et supprime le spasme.

La guaifénésine et l’extrait de sénéga fluidifient les sécrétions bronchiques visqueuses et contribuent à faciliter l’expectoration. La durée d’action d’une dose thérapeutique de guaifénésine est de 3 à 6 h.

Pharmacocinétique

Les données pharmacocinétiques disponibles à ce jour se limitent aux principes actifs à titre de substances isolées rapportées dans la littérature. Aucune donnée n’est disponible pour les extraits végétaux et l’association de principes actifs telle qu’elle se trouve dans les préparations Pectocalmine N/Pectocalmine N sans sucre.

Codéine

Après administration orale, la biodisponibilité est de l’ordre de 60 à 70% et la liaison aux protéines plasmatiques d’env. 7%.

Après sa résorption par voie orale, la codéine est distribuée rapidement dans l’organisme. La concentration plasmatique et l’activité antitussive maximum sont atteintes après 1 à 2 h. La codéine franchit la barrière placentaire et est excrétée dans le lait maternel.

La demi-vie d’élimination de la codéine est de 3 à 4 h. Elle est métabolisée dans le foie par déméthylation et glucuroconjugaison et éliminée dans l’urine.

Ephédrine

L’éphédrine est rapidement et complètement absorbée. La bronchodilatation apparaît dans les 15 à 60 min après l’administration orale et semble persister 2–4 h. La demi-vie d’élimination est de 3–6 h. L’éphédrine et ses métabolites sont excrétés dans l’urine.

Guaifénésine

La guaifénésine est facilement absorbée au niveau gastro-intestinal. Rapidement métabolisée dans le foie elle est excrétée dans l’urine. On trouve dans l’urine après 4 h environ 80% et après 24 h 95% de la dose, exclusivement sous forme de métabolites.

On ignore si la guaifénésine franchit la barrière placentaire ou si elle passe dans le lait maternel.

Cinétique pour certains groupes de patients

En cas d’insuffisance hépatique ou rénale ainsi que chez le patient âgé, la métabolisation de la codéine et de la guaifénésine ainsi que l’élimination rénale des substances inchangées et de leur métabolites sont ralenties.

Données précliniques

Il n’y a pas de données précliniques pertinentes pour l’application du médicament.

Remarques particulières

Influence sur les méthodes de diagnostic

La guaifénésine interfère avec la détermination de l’acide 5-hydroxyindolacétique (5-HIAA) et l’acide vanillylmandélique (VMA).

Stabilité

Veuillez consulter la date de péremption sur le conditionnement.

Remarques concernant le stockage

Conserver à température ambiante (15–25 °C), hors de portée des enfants.

Numéro d’autorisation

12874, 52005 (Swissmedic).

Présentation

Pectocalmine N sirop 200 ml. (B)

Pectocalmine N sans sucre sirop 200 ml. (B)

Titulaire de l’autorisation

VERFORA SA, 1752 Villars-sur-Glâne.

Mise à jour de l’information

Février 2016.